10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 13:45

Sur le plan administratif et sanitaire, les animaux doivent montrer patte blanche pour voyager en avion entre la France et la Guyane.

 

1/ La vaccination contre la rage est OBLIGATOIRE (car la Guyane est une zone endémique de rage, ce qui fera l'objet d'un prochain article), comptez 50 euros environ avec la visite, rappel à faire sous un an : pour être valable, le certificat de vaccination doit dater d'au moins 30 jours et de moins d'un an. Il est prudent d'être à jour pour les autres vaccins classiques.

 

2/ L'animal doit être impérativement identifié par tatouage ou puce électronique. Attention à ce sujet ! Le tatouage simple ne sera plus homologué à compter du mois de juillet 2011, donc préférer le puçage si l'identification de l'animal reste à faire (comptez 50 euros) . L'animal doit en outre être titulaire d'un "passeport sanitaire" : il s'agit d'un carnet de santé international obligatoirement remis par le vétérinaire au moment de la vaccination contre la rage (si vous n'en possédez pas encore), généralement facturé entre 5 et 15 euros (15 euros par carnet dans notre cas, soit 45 euros pour les animaux).

 

3/ Enfin, dernière étape incontournable : le certificat vétérinaire de bonne santé, daté de moins de 5 jours avant le départ (après une auscultation classique, le vétérinaire appose sa signature, son cachet et la date sur une page réservée à cet effet à la fin du passeport sanitaire) : encore 30 euros par animal.

 

Le budget minimal pour faire voyager un animal entre la France et la Guyane est donc assez conséquent !

 

Dans notre cas : 

 

pour les chiens : 70 (avion) + 15 (passeport) + 50 (rage) + 30 (visite finale) + 170 (caisse de transport)

    = 335 euros par animal (670 euros pour les deux chiens).

 

pour le chat : 50 (avion) + 15 (passeport) + 50 (rage) + 30 (visite finale) + 35 (caisse de transport)

    = 180 euros par animal.

 

Pour finir, le dernier point important une fois arrivé en Guyane. Il concerne les chiens et c'est VITAL : faire très rapidement protéger les chiens contre les "vers du coeur". Il s'agit de parasites qui, en migrant dans les cavités cardiaques, peuvent tuer insidieusement votre animal en quelques mois ! D'une manière générale, les chiens débarquant de Métropole doivent être vermifugés tous les mois la première année, c'est vraiment important, et j'insiste !

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 13:22

Cet article concerne les petits animaux de compagnie (chiens, chats, lapins, etc). Le cas des chevaux (non solutionné dans notre cas : nous avons laissé nos juments en pension en Métropole) sera traité dans un autre article.

 

Les animaux voyagent en avion selon leur poids : en dessous de 5 kilos, l'animal peut voyager en cabine, conditions de transport moins stressantes. C'est le cas typiquement des chats (mais aussi des petits chiens ou chiots, lapins, cochons d'inde, etc...). Au dessus de ce seuil de 5 kilos, l'animal voyage en soute. A noter que c'est le poids de l'animal lui-même qui compte (sans sa caisse), et non le poids total que représente l'animal dans sa caisse.

 

A propos du voyage en soute, quelques précisions s'imposent. D'une part, le commandant de bord est informé de la présence d'animaux en soute, laquelle est bien entendu pressurisée, éclairée et chauffée à l'identique de la cabine. D'autre part, il faut savoir que le nombre de places pour les animaux est limité en soute : 5 au maximum, en général. Il convient donc de réserver à l'avance les billets en soute pour ses animaux, car le tarif est nettement moins élevé (et pour tout dire abordable) quand le propriétaire voyage sur le même avion en tant que passager. Ainsi, nous avons payé 50 euros pour le chat en cabine sur Air Caraïbes et 70 euros par chien (17-18 kilos) en soute sur Air France.

 

Sur le plan matériel, les caisses de transport doivent être agréées pour le transport aérien, selon les normes de la IATA (s'en assurer auprès du vendeur), être suffisamment spacieuses pour permettre à l'animal de se coucher et de se retourner facilement, et porter la mention obligatoire "live animal" assortie d'une flèche indiquant le haut et le bas (peinture ou autocollant). Pour le confort de l'animal qui voyage, prévoir une litière de couchage apte à absorber un éventuel "accident" (bien qu' en général, les animaux "voyagent propre") : plusieurs épaisseurs de papier journal (solution que nous avons retenue pour les chiens) ou une alaise jetable, sorte de grande couche à plat (solution retenue pour notre chat).

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 17:43

Déménager en transatlantique suppose toute une organisation, je l'ai déjà dit. En particulier pour assurer le devenir des animaux et des plantes qui nous entourent...Nous avons 2 chevaux, 2 chiens, 1 chat, 1 bonsaï d'âge vénérable, quelques plantes exotiques à hivernage obligatoire à l'intérieur et une multitude d'orchidées. Il fallait assurer très vite un avenir serein à tout ce petit monde.

 

Pour les chiens et le chat, c'était tout vu : ils viendraient avec nous en Guyane, les deux premiers voyageant ensemble en soute et le chat en cabine (c'est autorisé pour les animaux de moins de 5 kilos). Les deux juments, quant à elles, ont été placées en pension dans la campagne bretonne, le temps pour nous de nous retourner et d'organiser un éventuel rapatriement sur la Guyane. Les plantes, enfin, ont été dispatchées aux bons soins de notre entourage : parents, oncles et tantes, frères et soeurs, amis proches... Certaines d'entre elles pourront nous rejoindre dans quelques temps, à l'occasion d'un aller-retour en Métropole, car les transferts de plantes sont autorisés entre la Métropole et la Guyane, sans difficultés sanitaires particulières mais avec un problème logistique qui reste encore à solutionner - j'y reviendrai plus tard sur ce blog. 

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9 janvier 2011 7 09 /01 /janvier /2011 10:46

Sur le plan pratique, nous avons utilisé nos billets d'avion classiques et jonglé avec les excédents de bagages. Ce déménagement minimaliste s'est étalé sur 3 vols successifs car nous sommes partis en décalage et Philippe devait, dans l'intervalle, faire un aller-retour professionnel entre Paris et Cayenne.

 

1ère vague. Philippe, qui entre en poste le 25 octobre, part en avant-garde dès le 22. Il emporte avec lui une maxi-valise archi-pleine et un bagage de cabine, avec tous ses vêtements d'été, quelques costumes et chemisettes adaptés pour le travail sous les tropiques, ses affaires de toilette, son ordinateur portable : simple et efficace. Pour lui, c'est (à peu près) fait.

 

2ème vague. Philippe (encore) fait un aller-retour professionnel sur Paris mi décembre, avec un crochet de 2 jours à Groix pour le week-end, et repart en Guyane le 19. Cette fois, il est très très chargé : une maxi-valise (encore !) avec tous les vêtements d'été de Katell, des peluches, des livres, des chaussures pour Katell et Riwal, les papiers des chiens, le dossier scolaire de Katell, des accessoires et dispositifs d'attache pour les chiens (sortes piquets tournants en forme de gros tire-bouchon à visser dans le sol, reliés à un câble de quelques mètres, pour assurer les premiers jours) et quelques (petits et légers) cadeaux de Noël. Ajoutez à cela son bagage de cabine avec costumes et PC, le porte-bébé avec l'anneau de bain coincé à l'intérieur et enfin, les deux chiens dans deux maxi-caisses de transport ! Ouf !!!

 

Bon, tout ce bazar étant à Groix, le (grand) Scenic bien rempli prend le bateau le 18 au matin, traverse l'Ouest de la France sous la neige et le verglas, et arrive péniblement à la nuit aux portes de Paris : soirée étape en famille avant le marathon de l'aéroport. Le lendemain matin, départ pour Orly, toujours sous la neige et le verglas. Nous ne sommes pas trop de deux pour l'enregistrement : les chiens au comptoir réservé aux animaux, le porte-bébé avec son anneau de bain intégré (protégés dans un grand plastique de protection disponible à l'aéroport) au comptoir des objets hors-gabarit, la grosse valise en soute. Verdict de la pesée : 5 kilos d'excès, soit 75 euros d'excédent à payer (15 euros le kilo sur Air France)...On s'en sort plutôt bien, re-ouf !

 

3ème vague. C'est à nous, quelques jours après Noël. Cette fois nous sommes 3 (Katell, Riwal et moi), plus la chatte. Et nous sommes également très très chargés : deux maxi-valises chargées au maximum, deux valises de cabine elles aussi chargées à la cote maximale, un grand sac de voyage bien plein, le siège auto de Riwal, la poussette, un grand sac à langer et la caisse du chat... Tous les bagages ont été pesés à la maison pour éviter les frais d'excédents : 23 kg maxi par valise de soute, 12 kg pour les valises de cabine sur Air Caraïbes. Le bébé a droit à 10 kg de bagage, hormis le siège auto ou la poussette dont le passage est offert (pour nous, ce sera le siège auto, car il pèse à lui seul 11 kg...).

 

Nous avons 4 bras, pour deux gros chariots d'aéroport et la poussette en plus : cherchez l'erreur...Et la situation ne s'allège pas après l'enregistrement des bagages de soute : il nous reste la poussette (qui sera récupérée par le personnel pour une mise en soute à l'entrée de l'avion), la caisse du chat, les deux valises de cabines (= 2 ordinateurs, les consoles de jeux, appareils photo, baladeurs mp3, jeux de DS, papiers d'identité et documents administratifs...bref, impossible de les laisser partir en soute !) et le sac à langer. Ouf, ouf, ouf ! On a bien "galéré", mais avec une bonne optimisation des bras disponibles, c'est passé quand même. Inutile de préciser qu'une fois installés dans l'avion, Riwal entre nous deux et la chatte bien sagement dans sa caisse à nos pieds, on a enfin pu souffler...

 

Une dernière précision logistique primordiale : parti en éclaireur avec deux bons mois d'avance sur nous, Philippe a préparé le terrain sur place, une organisation en décalage souvent adoptée par les "job-trotters" rompus aux déménagements à l'international. Ainsi, pendant cet intervalle, il a trouvé un logement en location, acheté du mobilier de base, contracté les abonnements essentiels (assurance habitation, eau, électricité, téléphone, internet), récupéré une voiture, fait des courses préparatoires pour assurer le quotidien à notre arrivée (couches, lingettes, lait , repas bébé, produits d'hygiène corporelle, vaisselle de base, courses alimentaires, etc, etc...).

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 22:55

Comment s'y prendre pour s'installer en Guyane en partant d'une île au large de la Bretagne ? La question est doublement épineuse, car c'est déjà compliqué de déménager vers ou depuis une île ! Je vous laisse donc imaginer la double contrainte lorsqu'il faut cumuler l'avion au roulier...

 

D'autant que, sur le secteur Antilles-Guyane, il ne faut plus trop compter sur le frêt aérien, qui a considérablement réduit sa voilure l'an dernier, les volumes sont donc très restreints et les coûts assez élevés (de l'ordre de 10 € du kilo). Pour les gros déménagements, tout se passe donc par containers embarqués sur des cargos (avec ou sans groupage), soit 3 semaines de mer au bas mot. J'y consacrerai, pour plus d'informations, un article complet dans les prochains jours car cela intéresse pas mal de monde... 

 

Bon, revenons à notre cas. Pas question d'emmener la voiture : les pistes en latérite sont rapidement fatales pour la mécanique (au point que les loueurs de voiture interdisent à leurs clients de s'y rendre avec les véhicules loués). D'autre part, le coût est prohibitif (minimum 1300 euros, véhicule vide, par bateau) au regard du rapport qualité-prix des occasions que l'on peut trouver sur place (large panel autour de 3000-4000 euros), ce en raison des nombreux allers et venues de métropolitains qui revendent tout en partant. D'autre part, pas question de se retrouver à pied quand nous reviendrons en vacances en Métropole, nous aurons besoin d'une voiture. Le Scenic restera donc nous attendre sagement au fond du jardin, bâché et batterie débranchée...

 

Autre point à régler : vaut-il mieux déménager ses meubles ou bien tout racheter sur place ? De toute évidence, il est nettement plus économique de racheter des meubles sur place, en profitant de l'offre abondante et peu onéreuse des petites annonces (la référence en la matière étant le site internet Blada.com). D'autant plus qu'il est important de conserver un pied-à-terre en Métropole, comme base arrière en cas de replis anticipé (on ne sait jamais...). C'est d'ailleurs la solution privilégiée par les "job-trotters" avertis, qui sautent d'un poste d'expat' à un autre et changent régulièrement de pays. C'est donc réglé : les meubles restent à la maison, en Bretagne. Nous serons en "double résidence" :  un pied à Groix, un pied à Cayenne, le grand écart en transatlantique en somme !

 

Bilan des cogitations : nous nous contenterons des effets personnels strictement essentiels, pour déménager "léger". Au menu : un maximum de jouets soigneusement sélectionnés et quelques livres bien choisis pour les enfants, de l'électronique de base (ordinateurs portables, appareil photo de poche, consoles de jeux portables, lecteurs mp3 nomades, téléphones), des livres indispensables (pour le boulot, mine de rien ça en fait pas mal !), les documents administratifs incontournables (papiers d'identité, derniers avis d'imposition, sécu et caf, livret de famille, dossier scolaire, documents bancaires et d'assurance de référence, passeports sanitaires des animaux de compagnie), vêtements d'été, une ou deux paires de chaussures/sandales par personne, sous vêtements et trousse de toilette. Voilà.

 

Sans oublier nos "colis" les plus précieux : deux chiens Border-Collie et un chat. Nos deux juments sont, pour le moment, en pension en Bretagne. Toutes les précisions relatives au transport des animaux de compagnie (y compris le cas des chevaux) seront apportées dans le cadre d'un prochain article...

 

Vous l'aurez compris, le tri des nos affaires a été drastique ! Au final, cela représente tout de même un certain volume, et un poid appréciable. Reste maintenant à organiser tout ça... 

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D'une île à l'autre...

De l'île de Groix à "l'île" de Cayenne, nous sommes passés d'une rive à l'autre de l'Atlantique...

 

Voici le récit de notre expatriation, des informations pratiques sur la vie quotidienne et un tour d'horizon des sites incontournables à visiter. Sans oublier, bien sûr, la fusée Ariane et la découverte de la faune et de la flore exceptionnelles de ce luxuriant coin de France en Amérique du Sud... 

 

Bonne visite à tous et bienvenue, en particulier, à nos proches et à nos amis Groisillons... 

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Bonne lecture !

 

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Prises de vue effectuées avec un APN compact (facile à emporter dans une poche), modèle Samsung PL151, résolution 12 Mpx, flash désactivé en permanence. Complété en juillet 2011 par le bridge Sony DSC HX-100V, résolution 16 Mpx, toujours sans flash...

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