19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 22:25

Beaucoup de futurs arrivants s'interrogent et m'interrogent sur leur futur cadre de vie en Guyane, désireux d'en savoir plus sur telle ou telle commune. En Guyane, elles ne sont pas très nombreuses : 22 au total, certaines avec des villages distants comme Cacao (commune de Roura) ou Kaw (commune de Régina) par exemple. Pour vous aider à y voir plus clair, voici donc un panorama des communes guyanaises. Qui débute avec un inventaire géographique, associé à des liens utiles.

Et on commence par l'île de Cayenne et ses environs

Cayenne

Capitale de région et chef-lieu de département (la Guyane est à la fois une région ET un département d'Outre-mer), Cayenne est la première agglomération guyanaise - une pôle position en passe d'être surclassée par Saint-Laurent du Maroni dont la popultion est en forte croissance. L'architecture du centre-ville est un mélange hétéroclite de bâtisses au style colonial et cases créoles - tantôt joliment restaurées, tantôt délabrées - et de bâtiments contemporains dénués de charme. En deux mots, c'est la ville de toutes les administrations. Population : 57 047 habitants (recensement de 2009).

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Rémire-Montjoly

Commune résidentielle par excellence, Rémire-Montjoly est en quelque sorte la banlieue chic de Cayenne, avec les plus belles plages de Guyane (et probabement les plus belles villas). C'est aussi un haut lieu mondial pour la reproduction des tortues marines, et notamment des tortues Luth qui affluent entre avril et août pour pondre sur le littoral. Ville dynamique et familiale, Rémire-Montjoly offre un confortable et paisible cadre de vie. Population : 19 260 habitants (recensement de 2009).

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Matoury

Située en périphérie proche de Cayenne, Matoury est une commune de premier plan pour l'économie de la Guyane : le port de commerce du Larivot (Degrad des Cannes), l'aéroport Félix Eboué (ex-Rochambeau), la principale zone commerciale de l'île de Cayenne (ZA Collery abritant entre autres deux hyper, Géant et Carrefour, et le flambant neuf complexe cinématographique Agora), et même le PROGT (salle de spectacles) sont sur le territoire de Matoury... Population : 26 639 habitants (recensement de 2009).

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Macouria

Idéalement placée entre Cayenne et Kourou, Macouria est une commune paisible et conviviale, dotée de vastes espaces ruraux, et en forte croissance démographique. De nombreuses exploitations agricoles (souvent de taille modeste en Guyane) sont installées sur le territoire de la commune, qui abrite également l'unique lycée agricole de la région (Matiti) et le Zoo de Guyane (en réalité, le parc zoologique est à cheval entre Macouria et Montsinéry-Tonnegrande). Population : 9202 habitants (recensement de 2009).

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Montsinéry-Tonnegrande

Ville nautique, comme elle aime à se définir, Montsinéry-Tonnégrande dispose d'un plan d'eau de qualité (elle accueillera les équipes françaises d'aviron et de canoë-kayak en préparation des JO de Rio 2016). Deux rivières baignent la commune (la Montsinéry et la Tonnégrande) et une crique accueille les baigneurs (crique Patate). Montsinéry-Tonnegrande jouit aussi d'un patrimoine historique reconnu (bagne des Annamites, notamment). C'est une commune rurale et paisible. Population : 2146 habitants (recensement de 2009).

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Roura

Commune grandeur nature, Roura regorge de richesses faunistiques et floristiques : les espaces protégés - réserves naturelles, znieff et Ramsar - et ballades nature sont nombreux sur le territoire communal. Notamment : marais de Kaw-Roura, réserve du Trésor, crique Gabriel et lacs Pali, sentier Molokoï, Montagne Cacao... C'est un spot mondial pour les entomologistes ! Sans oublier : la rivière Comté, rendez-vous phare des Cayennais le week-end (beaucoup de carbets sur les berges) ; et bien sûr le village Hmong de Cacao (distant de plusieurs dizaines de kilomètres), grenier agricole de la Guyane. Population : 2657 habitants (recensement de 2009).

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 19:37

Après les superstars redoutées à l'excès (voir "Les bestioles de Guyane - 1ère partie"), place aux petits animaux méconnus en Métropole, mais beaucoup plus nocifs au quotidien. Au premier rang : les fourmis et... un papillon de nuit (si, si !). Pour les moustiques, insectes néfastes entre tous, c'est ici et ...

Les fourmis, plaies des Hommes
 

En Guyane, il existe une multitude considérable d'espèces de fourmis, de la minuscule "fourmi sucre" (Tapinoma melanocephala) à la géante "fourmi flamande" (Paraponera clavata). La première mesure environ un millimètre et fréquente assidûment les habitations. Elle squate la cuisine où elle envahit, avec l'efficacité d'une colonie de bactéries, la moindre particule alimentaire un tant soit peu sucrée (y compris les pizzas, c'est dire...). Pour préserver vos aliments, et tout particulièrement les douceurs, une seule solution : la boîte hermétique et/ou le stockage au frigo. Ne jamais rien laisser traîner ! Un peu casse-pieds mais innoffensives et fascinantes à observer, les fourmis sucres sont des compagnes du quotidien.

La "fourmi flamande" est à l'opposé : sa taille record de presque trois centimètres ne passe pas inaperçue, pas plus que ses mandibules démesurées ! Mais c'est surtout pour sa piqûre extrêment douloureuse qu'elle est renommée. Elle possède une sorte de dard à l'extrémité de l'abdomen. C'est, au monde, la piqûre d'insecte la plus violente, comparée à une balle de révolver (la fourmi flamande s'appelle "bullet ant" en anglais !). Une douleur foudroyante qui irradie durant de longues heures et lui vaut également le surnom de "fourmi 24 heures"... L'épreuve est si pénible qu'elle fait office de rite initiatique chez les Amérindiens : le "maraké" des Wayana en Guyane marque le passage à l'âge adulte. Le jeune doit assumer sans broncher les piqûres de fourmis flamandes emprisonnées dans un plastron.

Petit apparté : à moins d'une allergie (rare), la piqûre de la Paraponera n'est pas dangereuse, même pour un jeune enfant. Nous en avons fait l'expérience l'an dernier quand Riwal, âgé d'un peu plus d'un an, a attrapé une fourmi flamande à pleine main. Je vous laisse deviner la suite : ses hurlements de douleurs, notre inquiétude, l'appel médical d'urgence (on n'est jamais trop prudent avec un bébé !), la nuit agitée... Mais au final, aucune séquelles le lendemain matin.

Enfin, d'une manière générale, sachez que la plupart des fourmis amazoniennes sont agressives et dotées d'une morsure douloureuse. Et elles n'hésiteront pas à vous agresser les pieds ! Rien à voir avec les fourmis de Métropole...

Le seul papillon nuisible au monde vit en Guyane !

Au rang des invertébrés désagréables, et c'est plus surprenant, la Guyane possède une espèce de papillon toxique. Communément appelé "papillon cendre" (Hylesia metabus, de son petit nom latin), ce lépidoptère nocturne revêt un aspect très banal : de taille moyenne, il est de couleur beige et de forme triangulaire. Rien de spectaculaire en apparence, donc, et pourtant les poils de son abdomen sont très urticants. Qu'ils entrent en contact avec votre épiderme et vous voilà couvert de plaques d'urticaire bosselées : c'est la "papillonite" ! Comme chez le moustique, ce sont surtout les femelles qui posent problème. Elles sont extrêmement velues et décochent leurs fléchettes microscopiques d'oxalate de calcium d'un simple vol.

 

Ces papillons se dévelopent dans les mangroves littorales à palétuviers blancs, écosystèmes abondants en Guyane - y compris en zone péri-urbaine. Ils pullulent par vagues (environ quatre émergences par an), déferlant en masse vers les agglomérations, attirés par les lumières de la ville et des habitations. Pour se préserver en période critique, un seul mot d'ordre : ÉTEINDRE toutes les lumières dès la tombée de la nuit et ne JAMAIS laisser le linge sécher dehors la nuit. Et en cas de touchette, ne surtout pas gratter (cela agrave les symptômes !) mais rincer la peau exposée à l'eau chaude...

Certaines communes, comme Sinnamary et Iracoubo, sont particulièrement affectées par les infestations de papillons cendre. D'autres sont plus rarement touchées : c'est le cas de l'île de Cayenne. Ainsi, pour la première fois en un an et demi, nous subissons actuellement des envols massifs. Les mâles d'abord, puis les femelles quelques jours plus tard. Au moindre faux pas, nous nous couvrons de petites plaques prurigineuses. Expérience déplaisante qui perdure une bonne semaine...

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8 avril 2012 7 08 /04 /avril /2012 17:35
   
   
Le bouillon d'Awara est le plat traditionnel et emblématique des fêtes de Pâques en Guyane. La coutume veut d'ailleurs que celui qui mange du bouillon d'Awara est sûr d'y revenir un jour... Pour votre culture, sachez que l'Awara est un palmier amazonien dont le fruit (qui ressemble au parépou : de forme oblongue, une demi-douzaine de centimètres de long, couleur orangée) sert à préparer une pâte qui entre dans la composition du bouillon. Il s'y ajoute des viandes (porc, poulet boucané) et produits de la mer (crabes des palétuviers, crevettes, poisson boucané) et quelques légumes locaux. L'équilibre de ce plat est délicat à obtenir et son élaboration requiert beaucoup de temps : c'est un plat de fête qui n'est pas à la portée de tous les cuisiniers amateurs. Mieux vaut donc l'acheter à un traiteur pour le jour J. Un concours est d'ailleurs organisé chaque année à Rémire-Montjoly, où il est possible d'acheter des portions (assez chères : comptez 25/30 euros la barquette). La qualité est cependant assez aléatoire : l'année dernière, nous avions acheté de confiance à des champions sortants et avons été déçus : le plat était beaucoup trop salé et peu savoureux... Cette année, nous avons innové, fruit du hasard : Carrefour, dont le premier hyper a été inauguré en Guyane en juillet 2011 à Cayenne, a eu la bonne idée de s'allier avec un traiteur local pour proposer des portions de bouillon d'Awara généreuses... et franchement délicieuses ! Nous voilà donc convertis avec bonheur ! 

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 15:07

Pour quelqu'un qui n'est jamais allé en Guyane, le département est supposé être infesté de serpents, araignées, scorpions et autres bébêtes venimeuses. Dans l'absolu, cette idée reçue n'est pas totalement fausse, car la biodiversité est ici exceptionnelle. Pourtant, vous ne croiserez pas souvent d'animaux dangereux durant votre séjour. Il y en a, bien sûr, mais ils se tiennent généralement loin des habitations. En région littorale, et a fortiori en zone urbaine, il est donc exceptionnel de rencontrer les "bestioles", tant redoutées des nouveaux arrivants. 

 

Les serpents

 

On dénombre pas moins de 96 espèces de serpents (Ophidés) dans le département, certaines (12) potentiellement mortelles (exemple : le fameux serpent corail, Micrurus spp, arborant des bandes noir, rouge et blanc). Pour autant, on recense moins de morsures fatales en Guyane qu'en Métropole : il faut donc relativiser !

 

Non seulement il est peu fréquent de voir des serpents (2 en tout et pour tout en 5 mois de présence, en ce qui nous concerne), mais en plus il faut souvent s'éloigner des agglomérations ou se balader en forêt pour que cela se produise. Enfin, bon nombre d'espèces, bien qu'impressionnantes et emblématiques, ne sont pas vraiment dangereuses. C'est le cas, notamment du Boa canin (ou boa émeraude, en raison de sa couleur verte à l'âge adulte - orange au stade juvénile) : aussi spectaculaire qu'inoffensif... Même le mythique Anaconda (constricteur) ne représente pas une menace directe pour l'homme, car il préfère se nourrir de proies plus petites... Enfin, et c'est vrai partout, les serpents sont des animaux assez craintifs, qui préfèrent fuir.

 

Une seule espèce, à ma connaissance, fait exception : le Grage "fer de lance" (Bothrops atrox, famille des Vipéridés) est agressif et responsable de la majorité des envenimations en Guyane. On le reconnaît à sa tête triangulaire, bien différentiée du corps, et à sa couleur grisâtre avec des motifs géométriques en forme de V. Il est répandu sur l'ensemble du territoire et essentiellement d'activité nocturne.

 

Les araignées

 

Parmi les invertébrés de Guyane, la grande star est la mygale. Il en existe un grand nombre d'espèces, dont certaines en danger d'extinction à cause d'une trop forte prédation de l'homme à visée de souvenir touristiques (sous-verres décoratifs). Ces araignées fortement velues vivent la plupart du temps dans des terriers, que l'on peut facilement voir le long des layons en forêt, ou dans les arbres (espèces arboricoles).

 

La plus célèbres d'entre elles est la Matoutou (Avicularia avicuaria), érigée au rang d'animal quasi-domestique. On la reconnaît à l'extrémité orangée de ses pattes. Elle affectionne le voisinage des maisons et loge fréquemment dans les trous de mur ou dans l'entonnoir des Broméliacées (plantes épiphytes de la famille des ananas). J'ai eu l'occasion d'en avoir une dans la main : le contact est léger et velouté... Bien que pourvue de crochets, elle n'attaque pas l'homme - à moins d'être acculée, au fond d'une chaussure par exemple...

 

Autre mygale remarquable : la Teraphosa (leblondi), c'est tout simplement la plus grosse araignée du monde et elle est endémique de Guyane. Son envergure avoisine les 30 centimètres ! Avec une telle taille, ses proies sont des petits vertébrés (oiseaux, lézards, rongeurs...). Elle les chasse au moyen de soies urticantes qu'elle projette en frottant ses pattes contre son abdomen, puis les achève avec ses crochets venimeux. Elle est capable de bonds prodigieux et sort assez facilement de son terrier si on gratouille les alentours avec une brindille, raison pour laquelle elle est (trop) abondamment prélevée dans la nature, à des fins commerciales préjudiciables à la survie de l'espèce.    

 

Les scorpions

 

Il existe 18 espèces de scorpions en Guyane, dont une dangereuse : Tityus cambridgei. Il s'agit d'un petit scorpion noir (10 cm maximum) avec des pinces très fines caractéristiques. Il est responsable de deux décès, un en 1997 à Matoury et l'autre en 2010 à Saint Laurent du Maroni ; dans les deux cas, des enfants jeunes (6 et 7 ans). Ce scorpion vit sur l’écorce des arbres, sous des branchages tombés et d’autres débris où son corps aplati et sombre le rend quasiment invisible. Ils sont aussi trouvés dans des zones rurales où ils s’approchent parfois des habitations à la recherche d’obscurité et d’humidité !

 

En cas de piqûre (douleur violente et irradiante, généralement au pied), il est réellement vital de consulter immédiatement, surtout avec des enfants ! Chaque minute compte avec les jeunes victimes de Tityus cambridgei, espèce la plus souvent incriminée dans les envenimations par scorpion. Le retard de prise en charge est responsable des accidents tragiques. Selon le Samu 973, sur une centaine de piqûres par an en Guyane, 95 % sont bénignes. 

 

Même si un tel évènement reste rare, quelques précautions permettent de limiter les risques, en particulier lorsque l'on dort en carbet (bâtiments ouverts sur l'extérieur) : éviter de marcher pieds nus (même sur le plancher, surtout la nuit !), toujours secouer ses vêtements avant de les enfiler, vérifier son hamac et retourner ses chaussures avant de les mettre.

 

Enfin, le truc à savoir : la dangerosité d'un scorpion est inversement proportionnelle à la taille de ses pinces. Plus le scorpion est petit et équipé de pinces réduites, plus son venin est toxique (pour compenser sa relative "fragilité").

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 07:23

Comme chacun le sait, le climat en Guyane est à la fois chaud et humide. L'humidité relative, en particulier, reste très élevée toute l'année : entre 80 et 90 % selon les saisons. Et oui, même en saison "sèche" ! Ainsi, au plus chaud de la journée (en début d'après-midi), l'humidité peut régresser jusqu'à 50 % environ ; mais chaque matin, au lever du jour, elle frise quand même les 100 % ! Et en saison des pluies, naturellement, l'humidité est omniprésente en permanence...

 

On s'en doute, de telles conditions de chaleur et d'humidité peuvent poser des problèmes de conservation : aliments, vêtements, électronique, livres... sont particulièrement exposés. Il est courant de lire ou d'entendre que les livres et les vêtements moisissent et certains prétendent même que tout objet métallique introduit en Guyane y finira sa carrière sous forme d'épave rouillée ! Autre variante, informatique celle-là : si vous emmenez votre ordinateur en Guyane, il y restera (HS)... Tout cela est exagéré, naturellement, et un peu d'organisation permet de pallier facilement aux "rigueurs" équatoriales.

 

Les aliments


Règle d'or numéro 1 : investir dans un vaste frigo et ne pas lésiner sur la qualité ! Le frigo est votre premier allié en Guyane. Il est totalement indispensable et c'est le premier achat à envisager. Car tous les aliments (ou presque) ne se conservent (bien) qu'au frigo. Oui, tous ou presque, et même : les pâtes et le riz (après ouverture de l'emballage), la farine et le pain, les biscuits (s'ils contiennent du chocolat ou une garniture sensible à la chaleur), le chocolat et ses dérivés (of course !), le couac, les bonbons mous et les sucreries genre Haribo, certains fruits et légumes (qui s'altèrent vite à température ambiance)... Et surtout, surtout : le lait en poudre et les céréales instantanées pour bébé dès lors que la boîte (de préférence métallique) a été entamée (gros risque pour la santé) ! 

 

Cela peut paraître excessif, mais croyez-en mon expérience : rien n'est plus formateur que de découvrir les spaguettis, stockées dans un simple placard et sur lesquelles ont comptait pour préparer un repas sur le pouce, toutes molles et enduites d'un film maronnasse indéterminé et peu ragoûtant ! Qu'on se le dise, tous les aliments secs craignent sévèrement l'humidité ambiante en Guyane... Les biscuits perdent leur croquant (et une partie de leur attrait) en moins d'une heure s'ils sont laissés à l'air libre.

 

Votre deuxième investissement sera donc une batterie de boîtes hermétiques et de sacs de conservation étanches. Premier intérêt : protéger les denrées sensibles d'une humidité excessive et préserver leur capital croustillance ; second intérêt : éviter les transferts d'odeurs entre les multiples produits stockés au frigo ; troisième intérêt (sans aucun rapport avec le climat, mais non des moindres) : protéger les aliments qui ne sont pas enfermés dans le réfrigérateur de la voracité des minuscules fourmis "sucre" (Tapinoma melanocephala, mesurant moins d'un millimètre) qui pullulent dans la cuisine (ou ailleurs) à la moindre nourriture restée accessible...

 

Livres, vêtements et électronique

 

Jusqu'ici, nous n'avons pas eu de gros problème avec les vêtements et les livres - pas plus qu'en Bretagne, et même plutôt moins que dans les vieilles longères... La maison est bien ventilée, comme la plupart des habitations en Guyane (les courants d'air aident à supporter la chaleur) et nous rangeons simplement les vêtements dans les chambres (climatisées), c'est tout ! Même ce qui est resté stocké (propre et sec) dans les valises (car finalement non adapté au climat) n'a pas bougé (ouf !). Attention tout de même avec le linge sale : il ne faut pas le laisser traîner trop longtemps dans la corbeille avant de le laver, surtout si vous avez beaucoup transpiré, au risque de le retrouver tâché de petits points noirs...

 

Rien à signaler non plus du côté des livres, pourtant entreposés dans le living qui n'est pas climatisé. Nous appréhendions le piquetage, les tranches jaunies et les pages qui gondolent : rien pour le moment.

 

Enfin, il est bien connu que l'électronique n'aime pas l'humidité et craint la surchauffe. C'est particulièrement vrai pour les ordinateurs. Faut-il pour autant investir (à prix d'or)  dans  un  pc "durci" (= étanche et anti-choc) avant de venir en Guyane ? Non, à moins de barouder avec l'ordinateur et de le faire travailler "sur le terrain", les conditions ne sont pas extrêmes. Dans une pièce non climatisée, il suffit de surveiller de temps à autre la température du pc (en passant la main dessous si c'est un portable) en veillant à ce que la ventilation soit bien dégagée et fonctionne bien (jamais sur un lit, toujours sur un support plat et dur, comme une table). Ii est également possible d'investir dans un pad réfrigérant (gros ventilateur plat qui rafraîchit le pc par en dessous), très efficace. Autre précaution, pour le stockage : faire "dormir" l'ordinateur dans une pièce climatisée (généralement, les chambres).

 

Quoiqu'il en soit, et parce qu'on n'est jamais trop prudent, je conseille vivement de faire avant de partir une sauvegarde intégrale des données et logiciels clé de l'ordinateur sur un disque dur externe, et de laisser ce dernier en France, chez des proches. Au delà de la panne matérielle, on n'est pas à l'abri d'un vol de pc en Guyane, et nombreuses sont les annonces sur Blada de personnes désespérées à l'idée d'avoir perdu toutes leurs photos et documents personnels...

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 16:09

Attention, sujet chaud, brûlant même si l'on en croit les polémiques qui fusent de toutes part sur les forum de voyage ! Car le département traîne une sale réputation en matière de sécurité des personnes et des biens... La Guyane est-elle donc suffisamment sûre au quotidien pour y vivre sereinement et, tant qu'à faire, en famille avec des enfants ? En général, oui. En particulier, ça dépend des endroits ! Une petite (et sans doute attendue) mise au point s'impose...

 

Le fléau de l'orpaillage

 

L'orpaillage (clandestin) est la principale source d'insécurité et de criminalité en Guyane. Il est pratiqué par des garimpeiros sans scrupules, pour l'essentiel des Brésiliens sans papiers venus chercher fortune en Guyane et prêts à tout car ils n'ont pas grand chose à perdre (sauf la vie). Corollaire évident : il peut être dangereux de traîner en forêt dans les zones reculées et les petites criques isolées en secteur aurifère (à l'intérieur des terres). En cas de mauvaise rencontre dans ce contexte, il est préférable de ne pas opposer de résistance et de donner ce qu'ils réclament (en général "dinheiro" = "argent" en Brésilien). Ces gens là ne plaisantent pas et sont armés...

 

Un exemple, tiré d'un fait divers retentissant qui a défrayé la chronique en 2006 (le procès devrait s'ouvrir prochainement) : l'assassinat de deux gardes-animateurs forestiers, tués par balle par deux orpailleurs brésiliens dans la réserve naturelle des Nouragues (à une centaine de kilomètres de Cayenne, en pleine forêt amazonienne). Ce double meurtre a été commis non loin de la station de recherche du CNRS, laquelle avait été attaquée en 2004 par des orpailleurs pour voler du matériel. Elle est désormais protégée par des gardes engagés par le CNRS...

 

Ceci étant dit, l'orpaillage illégal (et la criminalité associée) régresse nettement en Guyane depuis le lancement de l'opération "Anaconda", en 2002. C'est le nom de code (pour ne pas dire "de guerre") d'un programme d'éradication de l'orpaillage clandestin mis en place par la gendarmerie (opérations héliportées, destruction du matériel d'orpaillage et des moyens de ravitaillement). Inutile de préciser que le dispositif Anaconda a été considérablement renforcé depuis 2006, suite à l'émoi suscité par le double assassinat des Nouragues : l'armée et les douanes française apportent désormais leur concours (février 2008), sous le nom de code "Harpie", avec de très gros moyens (repérage des camps d'orpaillage par satellite, opérations de type commando, appui aérien)...

 

Bref, l'or en Guyane est un sujet d'une importance telle qu'il mérite au moins un article dédié. J'aurai donc l'occasion d'y revenir plus en détail une prochaine fois. 

 

En ville et sur route

 

En dehors du cas particulier des secteurs aurifères, l'insécurité est surtout nocturne (comme partout, y compris en Métropole). Il faut donc éviter de tenter le diable en se promenant (surtout seul) de nuit. Une précaution qui relève du simple bon sens et  vaut particulièrement dans les lieux réputés infréquentables aux heures sombres :

 

♦  quartier "la Crique" à Cayenne (encore appelé "Chicago" !), où se tient de jour  le marché (pour le coup dans une bonne ambiance, chaleureuse, colorée, familiale et sans danger !) ;

 

♦  Maripasoula (surnommé "le far-ouest" guyanais), en raison de la proximité avec la frontière du Surinam et de nombreux sites d'orpaillage (forte présence de clandestins en provenance de la forêt et fréquents règlements de compte entre aventuriers et illégaux venant du Brésil ou du Surinam, dixit le Conseil Général de Guyane) ;

 

♦  St Georges de l'Oyapock et, plus généralement, la route à partir de Régina en direction de la frontière brésilienne (car-jacking et embuscades organisés par des clandestins cachés dans la forêt : situation en voie d'amélioration en raison de la prochaine inauguration du Pont du Brésil et des contrôles renforcés de la gendarmerie et de la police de l'air et des frontières - PAF pour les intimes) ;

 

♦  les bidonvilles (appelés "zones d'habitat informel" ou "zones d'habitat spontané" par l'administration), généralement localisés en périphérie des agglomérations (à éviter aussi de jour, mais c'est une évidence !), et les squats en zone urbaine (présence de bâtiments délabrés dans le centre ville de Cayenne). Les plus dangereux (source : gendarmerie) sont les ressortissants de "Georgetown" (= Guyana, pays proche désigné en Guyane par le nom de sa capitale pour éviter tout malentendu, la phonétique étant proche) : la vie humaine n'a aucune importance à leurs yeux... Peu de risques cependant, car ils s'entretuent dans des règlements de comptes fratricides, sans rapport direct avec la population générale...

 

♦  d'une manière générale, prudence dans les zones frontalières, le long du Maroni et de l'Oyapok (nombreux clandestins). En cas de braquage, encore une fois, pas d'héroïsme déplacé ! Laisser la voiture, l'argent ou les effets personnels dans le calme et sans agressivité... Les illégaux ne sont pas spécialement dangereux s'ils ne se sentent pas menacés (récits rapportés).

 

Sécurité passive

 

Encore une fois, et sans se cloîter dans un coffre-fort, il est facile d'éviter les ennuis en Guyane. C'est essentiellement une question de bon sens et de prudence élémentaire. Exactement comme en Métropole : pas plus, pas moins. Par exemple, il ne viendrait à l'idée de personne de déambuler nuitamment dans les cités du "9/3" ou de se hasarder dans les méandres du métro ou du RER parisien, surtout en arborant un luxe ostentatoire. Ici, c'est pareil : il suffit d'éviter les endroits "craignos" et de s'abstenir d'étaler ses richesses.

 

Au quotidien, ne pas oublier de fermer sa voiture à clé et surtout, ne laisser aucun objet de valeur (ordinateur, console de jeu...) à l'intérieur (même caché, on peut être vu). A la maison, idem : fermer toutes les portes et fenêtres donnant sur l'extérieur la nuit (comme en région parisienne !). Les cambriolages sont monnaie courante en Guyane, mais quelques précautions permettent de limiter les risques.

 

D'abord, bien choisir son quartier, calme et résidentiel de préférence. Ensuite, opter pour un logement sécurisé, c'est-à-dire sur un terrain clos et équipé de grilles de métal forgé sur les ouvertures (idéal pour éviter les effractions). Pour une maison, un ou deux chiens de taille respectable (un yorkshire ou un bouldedoque français ne sont pas très crédibles) dans le jardin sont bienvenus, car dissuasifs. Toujours pour une maison, vérifier que la toiture n'est pas accessible (ie descend trop bas), car les intrus passent parfois par les toits en ôtant les tôles de couverture (tous les toits sont en tôle en Guyane, à cause des averses torrentielles). Enfin, le must pour ceux qui peuvent se le permettre (et si les effets personnels le justifient) : une alarme électronique. Finalement, rien de très dépaysant par rapport à la région parisienne, par exemple...

 

Dernière précision, pour ceux qui habite(ro)nt sur des sites isolés dans la "campagne" (savane entre Cayenne et Kourou, par exemple)  : les armes sont en vente libre en Guyane. A titre dérogatoire, il n'est pas nécessaire de détenir un permis de chasse pour acquérir un fusil. Il suffit de se rendre dans une armurerie (assez nombreuses en Guyane et barricadées comme des banques). En conséquence, nombreux sont les habitants armés dans les lieux reculés...

 

En conclusion 

 

Pas d'angélisme, mais pas de paranoïa non plus ! La Guyane est loin d'être un coupe-gorge pour sa population. C'est, en revanche, une affectation assez difficile pour les gendarmes et les militaires, qui sont parfois des détracteurs acharnés de la Guyane : leur réalité quotidienne (orpaillage illégal, squats et bidonvilles, clandestins, règlements de comptes, criminalité nocturne) et la vision qui en découle ne sont pas celles du citoyen lambda... 

 

Certes, je ne suis pas en Guyane depuis très longtemps et n'ai peut-être pas (encore) assez baroudé pour en percevoir tous les dangers. Ceci dit, je suis persuadée que tout un chacun est à même de percevoir  les situations "risquées" et de se forger rapidement une opinion sur la sécurité ou l'insécurité ambiantes. Et jusqu'ici, je n'ai jamais eu l'impression d'être en danger en Guyane.

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 20:26

Pas de confusion : il ne s'agit pas d'un dictionnaire français/créole mais plutôt d'un lexique français (de Guyane) /  français (de Métropole). Dans la série "on ne dit pas, mais...", voici donc le français tel qu'on le parle en Guyane. Quelques précisions sémantiques indispensables pour se comprendre au quotidien (inventaire non exhaustif) !

 

On ne dit pas...mais :

 

FAUNE :

Capucin (doré/brun) --> macaque / sapajou 

Chat margay (petit félin sauvage) --> chat-tig   

Jaguar --> tig tacheté / tig marqué

Jaguarondi (félin sauvage sombre) --> tig noir

Mygale domestique (bout des pattes orange) --> matoutou

Ocelot --> tig

Oiseau-mouche --> colibri

Opossum --> pian

Pécari (suidé sud-américainl) --> cochon-bois / pakira

Piranha --> piraye

Porc-épic --> coendou

Puma / cougar --> tig rouge

Singe araigné / atèle (noir) --> kwata

Singe écureuil --> saïmiri / sapajou blanc

Singe hurleur (rouge) --> baboune

Tapir --> maïpouri

Termite --> pou-bois 

Toucan --> gros bec

 

FLORE / FORET 

Culture sur brûlis --> abattis

Forêt profonde --> grand bois

Kapokier (espèce d'arbre tropicale) --> fromager

Palmier royal (géant) --> palmiste

Sentier --> layon

 

FLEUVE

Bras détourné d'un cours d'eau --> bistouri

Embarcadère / port --> degrad

Marécage -->  pri-pri

Rapides (fleuve) --> saut

Ruisseau / rû / petite rivière --> crique

 

VIE QUOTIDIENNE

Alcool de manioc (amérindien) --> cachiri

Bidonville --> zone d'habitat informel

Case --> carbet

Chapeau de paille tressé --> katoury

Danse de rue (carnaval) --> vidé

Farine de manioc --> couac

Femme déguisée (carnaval) --> touloulou (un)

Fumé (viande, poisson) --> boucané

Incarnation (roi) du carnaval --> Vaval

Machette / coupe-coupe --> sabre (d'abattis)

Métropolitain (personne) --> Métro

Orpailleur (clandestin) --> garimpeiro

Pagne --> calimbé

Tongs --> claquettes

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 23:00

Avoir sa propre voiture est indispensable en Guyane !  Démonstration, par le biais d'un bref panorama des transports en commun disponibles...

 

Les transports en commun inter-urbains sont peu pratiques et onéreux en Guyane. Il s'agit de mini-bus de 9 places, appelés "taxis collectifs", circulant sur 18 lignes différentes et desservant les principales agglomérations (il n'y a pas de trains). D'abord, ils ne respectent pas les horaires : pour des raisons de rentabilité, ils ne partent qu'une fois pleins, ce qui suppose parfois d'attendre des passagers complémentaires. Ensuite, le prix des billets est prohibitif pour des trajets réguliers. Par exemple, pour aller de Cayenne à Kourou, il faut débourser la bagatelle de 10 euros pour un aller (soit 20 euros l'aller-retour...), et pour se rendre à St Georges de l'Oyapock (à la frontière brésilienne), pas moins de 40 euros (soit 80 euros aller-retour).  Une solution ponctuelle, pour se dépanner, mais à vite oublier si l'on doit voyager tous les jours !

 

Dans les grandes villes comme Cayenne ou St Laurent du Maroni, il existe aussi des bus (7 lignes à Cayenne, billets à 1,10 euros l'unité). Méfiance à Cayenne : les bus (SMTC) font également office de transport scolaire et sont  régulièrement bondés : pas facile pour les femmes enceintes et les personnes âgées ou à mobilité réduite - ou plus simplement, avec de jeunes enfants ! Et d'autant moins les jours de marché...

 

Originalité locale : il existe en Guyane des transports en commun...en pirogue ! Et oui, le réseau hydrographique est dense et certaines communes sont si enclavées dans la forêt amazonienne qu'elles ne sont pas ou peu accessibles par la route. C'est typiquement le cas d'Apatou, située en amont du fleuve Maroni. Cette commune est desservie quotidiennement par des taxis-pirogues qui partent de St Laurent du Maroni, moyennant 3 heures de navigation et 11 euros pour un aller simple. C'est aussi le cas des transports scolaires par voie fluviale, organisés par le Conseil Général : 2500 élèves sont concernés chaque jour...

 

Enfin, la grosse cavalerie : l'avion ! Des lignes intérieures (Air Guyane) rallient au départ de Cayenne les deux communes les plus inaccessibles de Guyane : Saül (seule voie d'accès à ce jour, un projet de route est à l'étude au départ de Cacao) et Maripasoula (aussi desservie par voie fluviale, compter 2 jours de pirogue). Prix du voyage : environ 120 euros aller-retour. Durée : 1 heure, avec survol de la forêt amazonienne.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 17:06

Le coût de la vie en Guyane : sujet à polémiques ! Il est en effet fréquent d'entendre ou de lire que la vie est ici 40 % plus chère qu'en Métropole et c'est, à mon avis, exagéré (voir aussi l'article "Faire ses courses en Guyane "). Comme je l'ai déjà écrit, ce différentiel varie considérablement d'un genre de produits à l'autre, dans le mauvais sens (produits laitiers, yaourts, fromage) ou dans le bon (fruits tropicaux, poisson). Il faut donc beaucoup observer les étiquettes et comparer au début, pour repérer les bons rapports qualité-prix. Et aussi : traquer les promos et acheter en gros quand l'occasion se présente (anticiper, quoi !). Et enfin : s'adapter à l'offre... 

 

Voici donc, pour objectiver et dépassionner le débat, un petit observatoire des prix sur Cayenne, à la lumière de mes dernières listes de courses (Super U et Géant Casino) et de quelques prospectus publicitaires...

 

Prêts ? A vos calculettes !

 

Puériculture 

  • Blédidéj croissance (pack de 4) : 4,95 € ;
  • Lingettes Huggies (paquet de 72) : 3,00 € ;
  • Lingettes Pampers Sensitive (maxi-pack de 12 paquets de 63) : 33 € (promo) ;
  • Blédilait Croissance (boîte de 900 gr) : 7,70 € (promo) ;
  • Couches Huggies (maxi-pack de 120, taille 3) : 29,90 € (promo) ;
  • Blédichef (l'unité) : 1,90 à 2,50 €.

Produits laitiers 

  • Yaourts aux fruits Yoplait (pack de 16) : 6,79 € (promo) ;
  • Emmental premier prix Bien Vu (fromage le moins cher) :  2,84 € le paquet de 400 gr ;
  • Beurre demi-sel (paquet de 250 gr) : 2,30 € ;
  • Petits Filous (pack de 8) : 3,84 € ;
  • Fromage blanc Malo 0% (boîte de 1 kg) : 3,99 € ;
  • Vache qui rit (boîte de 24) : 4,70 € ;
  • Fromage à tartiner au poivre Casino (genre Boursin) : 1,50 € ;
  • Maasdam (paquet de 330 gr) : 2,75 €. 

Hygiène 

  • Déodorant spray Ushuaïa (atomiseur 200 ml) : 3,05 € ;
  • Déodorant antitranspirant Super U (atomiseur 200 ml) : 1,70 € ;
  • Serviettes hygiéniques Always Ultra Plus (paquet de 14) : 3,28 € ;
  • Lessive liquide au savon de Marseilles (bidon de 3 L) : 6,50 € ;
  • Essuie-tout (paquet de 4 rouleaux) : 3,48 € ;
  • Papier WC (paquet de 12 rouleaux) : 5,95 € ; 
  • Gel douche Super U (250 ml) : 1,89 €.

Epicerie salée 

  • Pain de mie longue conservation (paquet de 240 gr) : 1,74 € ;
  • Baguette (250 gr) : 0,59 € ;
  • Cacahuètes salées Bien Vu (paquet de 250 gr) : 0,92 € ;
  • Vinaigrette Super U (bouteille de 500 ml) : 1,25 € ;
  • Pâtes coquillettes Panzani (sachet de 1 kg) : 2,83 € ;
  • Sauce tomate Super U (190 gr) : 1,75 €. 

Epicerie sucrée 

  • Finger lait (boîte de 150 gr) : 2,07 € ;
  • Cookies Super U (paquet de 12 biscuits) : 1,50 € ;
  • Sablés nappés de chocolat Super U (type Granola, 200 gr) : 1,27 € ;
  • Chocolat noir premium Super U (plaquette de 100 gr) : 1,32 € ;
  • Biscuits petit déjeuner Casino Famili (paquet de 400 gr) : 3,70 € ;
  • Petits beurre Super U : 1,65 € ;
  • Prince chocolat (maxi-pack de 6 paquets) : 8,99 € (promo) ;
  • Céréales chocolatées Casino Famili (type Chocapic, 600 gr) : 3,99 €. 

Viande 

  • Cuisses de poulet (achat en gros, caisse de 2,5 kg) : 6,99 € ;
  • Poulet boucané (spécialité guyanaise) : 9,90 € / kg ;
  • Steaks hachés congelés (achat en gros, carton de 35) : 13,35 € ;

Boissons 

  • Rhum Belle Cabresse (Médaille d'Or 2010, bouteille de 1 L) : 6,35 € ;
  • Jus de fruits tropicaux Royal (la meilleure marque, brique de 1 L) : 2,30 à 2,50 € ;
  • Eau plate premier prix (pack de 6 bouteilles de 1,5 L) : 4,07 € ; 

Animaux de compagnie 

  • Soupe chiens Bien Vu (le moins cher, sac de 5 kg) : 6,19 € ;
  • Croquettes chien Géant Casino (sac de 4 kg) : 8,50 €.

Les fruits et légumes, ainsi que le poisson, ne figurent pas dans cet inventaire. Et pour cause : nous les achetons au marché de Cayenne (jour le moins cher  : mercredi) et non en GMS. J'y consacrerai un autre article prochainement. 

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 17:10

Ne nous leurrons pas : la végétation pousse vite, très vite, sous l'équateur. Entretenir son jardin pour éviter qu'il ne se transforme en jungle tropicale demande donc plus de transpiration au mètre carré qu'en Métropole. Et pour s'acquitter de cette tâche, deux outils de base s'avèrent incontournables : la débroussailleuse et la machette.

 

La débroussailleuse, parce que la tondeuse à gazon est inopérante ici. L'«herbe» est trop vite trop haute et, surtout, elle est extrêmement riche en silice, donc très dure. Sans compter avec la formidable capacité de colonisation d'une foultitude d'espèces indésirables (les mauvaises herbes locales) dont il faut couper impitoyablement l'élan.

 

La machette, c'est pour l'entretien des palmiers et bananiers et pour couper les branches (l'élagage régulier est nécessaire). Un investissement à la portée de toutes les bourses : environ 10 euros chez le "Chinois" du coin. Pour les bananiers, le nettoyage courant consiste à supprimer les feuilles desséchées, étayer les plants porteurs de fruits pour éviter qu'ils ne cassent sous leur poids, couper les régimes de bananes arrivés à maturité et tronçonner les pieds en fin de course (le bananier meurt après fructification). Rassurez-vous sur ce dernier point : les bananiers poussent très vite sous climat équatorial, et de jeunes plants grandissent constamment à l'ombre des plus grands. Une astuce pratiquée en Polynésie pour faire mûrir les bananes : suspendre le régime en hauteur et à l'abri des oiseaux au moyen d'une grosse ficelle (les crochets à hamac sont parfaits pour cet usage).

 

Ne pas négliger non plus le ramassage périodique des fruits du jardin, de préférence avant que les oiseaux ne s'y intéressent (c'est-à-dire verts, quitte à les faire mûrir à la maison), et évacuer ceux (nombreux) tombés à terre. Car la Guyane est un pays de cocagne !  Bon nombre de fruits tropicaux sont récoltables  à domicile. Rien que dans notre jardin, par exemple, nous avons : 1 manguier, 1 cacaoyer, 1 papayer, 2 cocotiers et une multitude de bananiers, tous généreusement productifs...

 

Le rythme d'entretien classique est mensuel et, face à l'ampleur de la tâche, il est fréquent de faire appel à une équipe de professionnels (comptez 80 € par mois). Les entreprises de jardiniers-paysagistes déplacent sur les chantiers des équipes d'une demi-douzaine de personnes bien équipées qui travaillent en parallèle. Le jardin est rapidement nickel (dans notre cas, la remise en état du jardin - peu entretenu avant notre arrivée - n'a pris que quelques heures).

 

Bien entendu, une telle frénésie végétale dégage d'importantes quantités de déchets verts (chez nous : deux tas énormes de branchages, palmes, broussailles, fruits pourris, feuilles...) qu'il faut évacuer. C'est prévu ! La municipalité de Cayenne organise ainsi, deux fois par mois, des collectes de déchets verts qui fonctionnent comme pour les ordures ménagères. Un camion de collecte équipé d'une griffe passe selon un calendrier défini par quartier (par exemple, les 1er et 3e mercredi du mois) pour récupérer les tas entreposés le long des routes. Attention toutefois, à ne pas entasser ses déchets verts trop tôt sur le trottoir (idéalement, la veille ou l'avant-veille) : cela peut vous valoir un PV !

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D'une île à l'autre...

De l'île de Groix à "l'île" de Cayenne, nous sommes passés d'une rive à l'autre de l'Atlantique...

 

Voici le récit de notre expatriation, des informations pratiques sur la vie quotidienne et un tour d'horizon des sites incontournables à visiter. Sans oublier, bien sûr, la fusée Ariane et la découverte de la faune et de la flore exceptionnelles de ce luxuriant coin de France en Amérique du Sud... 

 

Bonne visite à tous et bienvenue, en particulier, à nos proches et à nos amis Groisillons... 

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Le blog «Vivre En Guyane» existe depuis janvier 2011… Vous pouvez trouver facilement des articles sur la vie quotidienne en Guyane avec ce formulaire de recherche. Pour plus d'infos, consultez le portail web de référence associé à ce blog : www.vivreenguyane.com

 

Bonne lecture !

 

Distinctions

"Vivre en Guyane" a été élu "blog du mois" par l'annuaire spécialisé Expat'Blog en février 2011. Pour voir l'interview de l'auteure réalisée à cette occasion, cliquer ici

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Prises de vue effectuées avec un APN compact (facile à emporter dans une poche), modèle Samsung PL151, résolution 12 Mpx, flash désactivé en permanence. Complété en juillet 2011 par le bridge Sony DSC HX-100V, résolution 16 Mpx, toujours sans flash...

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